Historique

Dès 1276, Panzoult est répertorié dans une charte qui désigne le village comme « Parrochia ou Ecclesia de Pensoto », appartenant à l’évêché de Tours. Rabelais situe à Panzoult dans la vallée du Croulay, la Grotte de la Sibylle, prophétesse que Panurge vint consulter sur les conseils de Pantagruel.
L’église St Vincent
construite au XIe siècle appartenait alors à l’Abbaye de Marmoutier. Elle fut modifiée au XIIe- clocher et voûtes angevines-, puis au XVIe en ce qui concerne la nef. Deux cadrans solaires sont gravés sur le mur sud. Le clocher à flèche moderne date des XIIe et XVe siècles. Le nom d’Alexis Barjot (1695-1763), arrière petit-fils du Marquis de Roncé est inscrit sur une plaque de marbre dans l’église. Deux branches de la famille Barjot ont perduré jusqu’au XIXè.

Panzoult abrita aussi des ateliers de taille de sarcophages à l’époque mérovingienne comme en témoignent les nombreux vestiges trouvés au cours des années.
Parmi les édifices anciens, il faut citer le château seigneurial qui domine le village avec sa tourelle d’escalier pentagonale qui est assez remarquable.

Dans le village, l’ancien presbytère date du XVIIe siècle ; un cadran solaire en ardoise par « Sire Janson », datant de 1786 orne sa façade. A gauche dans le premier croissant de lune « Chambre à louer ». A droite, sous le soleil, « Sois bien faisant comme moi » et en bas, « Je ramène l’aurore et reviens sur mes pas. Passant, tu vis, tu meurs et tu n’y penses pas. »

Sur la route de Chinon à gauche en sortant du village, on peut voir un lavoir ancien qui a été récemment restauré. Plus loin, sur la droite, à flanc de coteau, se dresse le château du Pressoir, propriété privée. Les bâtiments sont disposés autour d’une cour d’honneur ; la porte est fortifiée et le pigeonnier carré date du XVIe siècle : cette fuye compte environ 2000 boulins.

Sur la route de Panzoult à l’Ile Bouchard, on peut admirer le colombier de l’ancien château du Roncé (XVIIe) ; la tour hexagonale fait 14m de haut et 10m au plus large ; elle est coiffée d’un dôme à lanternon. On ne peut malheureusement plus entrer dans cette fuye circulaire à l’intérieur pour des raisons de sécurité. L’actuel propriétaire en est le Conseil Général d’Indre et Loire.

Egalement inaccessible pour cause de propriété privée, le domaine du Croulay abrite les ruines du Couvent des Cordeliers et de la Chapelle de la Madeleine (XVe).

Remerciements à Madame C.Giboureau et Madame C.Lemaire pour tous ces renseignements.

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